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	<title>L&rsquo;édito &#8211; Société d&#039;études françaises</title>
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	<description>Site de la Société d&#039;études françaises</description>
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		<title>La France, nation littéraire ?</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/des-anniversaires/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Sat, 11 Jul 2026 12:44:13 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[De François Ier aux débuts de la Ve République, de du Bellay chantant la France « mère des arts, des armes et des lois » à Malraux ministre du général de Gaulle, [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>De François Ier aux débuts de la Ve République, de du Bellay chantant la France « mère des arts, des armes et des lois »  à Malraux ministre du général de Gaulle, la question ne se posait pas. Nombreux sont les historiens &#8211; non seulement français, mais aussi étrangers, d&rsquo; Ernst Robert Curtius à Patricia Parkhust Ferguson et à Alain-Gérard Slama &#8211; qui ont souligné le rôle joué par les écrivains dans la définition de l&rsquo;identité française. Or, dans les années 1980 cette transmission séculaire est entrée en crise. Des réformes &#8211; plus catastrophiques les unes que les autres &#8211; ont définitivement ruiné l&rsquo;enseignement, en France plus encore que dans les autres pays européens. Mais la France continue à honorer ses grands auteurs en les installant au Panthéon &#8211; Malraux en 1996, Dumas en 2002, Maurice Genevoix et ceux de 14 en 2019, et « France mémoire », un service rattaché à l&rsquo;Institut de France,  maintient la tradition des « commémorations nationales » &#8211; Molière en 2022, Pascal en 2023, le Surréalisme en 2024, Jean d&rsquo;Ormesson en 2025, parmi d&rsquo;autres.</strong> </p>



<p><strong>2026 est une année consacrée à Mme de Sévigné, à George Sand et à Malraux. Nous commencerons donc notre saison en rendant hommage à la première grand figure de la littérature féminine. Plusieurs de ses romans viennent d&rsquo;être réédités, ainsi que son chef-d&rsquo;oeuvre, <em>Histoire de ma vie</em>. Sa demeure, à Nohant, après des années de travaux, vient de rouvrir au public, et de nombreuses publication retracent son existence mouvementée. Parmi elles, le roman de Stéphane Guégan, <em>Les Amours de Georges</em> (Gallimard, 2026).</strong></p>



<p><strong>Mais les valeurs patrimoniales ne nous font pas oublier l&rsquo;actualité littéraire. Baptiste Liger, le directeur de <em>Lire Magazine</em>, vit au coeur de la littérature qui se fait mois après mois. Il viendra nous présenter ce phénomène typiquement français qu&rsquo;est la rentrée littéraire, avec la course aux prix (plus nombreux que les fromages). Une toute nouvelle biographie de Tocqueville (Gallimard, 2025) nous sera présentée par Françoise Mélonio. Un sujet des plus actuels à l&rsquo;époque où tant de démocratie vacillent. L&rsquo;avenir de la langue française sera évoqué par un de ses meilleurs défenseurs, Frédéric Vitoux, membre éminent de la commission du dictionnaire de l&rsquo;Académie. Nous évoquerons ensuite le destin du modèle d&rsquo;un des plus célèbres tableaux de Renoir, <em>La Petite Fille au ruban bleu</em>, tableau volé par les nazis et qui est aujourd&rsquo;hui au Kunsthaus de Zurich. Natalie David-Weill lui a consacré une biographie passionnante (<em>Le Monde disparu d&rsquo;Irène Cahen d&rsquo;Anvers</em>, Flammarion, 2026). Enfin, nous termineront l&rsquo;année avec Stéphane Petermann, qui nous parlera de la littérature romande. Existe-t-elle (encore) ? Quel est son rapport avec la France ? Que signifie-t-elle pour la Suisse ?</strong></p>



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		<title>Un grand romancier</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/que-reserve-la-rentree-de-septembre/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Feb 2026 13:16:02 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[Après Barbara Cassin, qui nous a rappelé que c&#8217;est par la langue que les dictauers s&#8217;emparent de nos cerveaux, nous aurons le privilège d&#8217;accueillir l&#8217;un des plus grands écrivains contemporains, [&#8230;]]]></description>
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<p><strong>Après Barbara Cassin, qui nous a rappelé que c&rsquo;est par la langue que les dictauers s&#8217;emparent de nos cerveaux, nous aurons le privilège d&rsquo;accueillir l&rsquo;un des plus grands écrivains contemporains, Pierre Jourde.</strong></p>



<p><strong>Son dernier roman, <em>La Marchande d&rsquo;oublies</em> (Gallimard, 2025), raconte l&rsquo;histoire</strong> <strong>d&rsquo;une famille de clowns-acrobates de la fin du XIXe siècle, les Helquin, quatre frères et leur soeurs Thalia</strong>, <strong>qui fascinent leur public par des spectacles inquiétants et macabres. Le benjamin de la fratrie, le plus doué, perd la raison et disparaît, tandis que Thalia se sauve avec un jeune médecin aliéniste.</strong></p>



<p><strong>Situé au confluant du goût fin-de-siècle pour les spectacles de clowns et le développement de la psychiatrie, ce roman est une plongée dans les abysses de la conscience humaine, aux confins entre raison et folie.</strong></p>



<p><strong>Mais Pierre Jourde n&rsquo;est pas seulement un grand conteur, il est aussi un grand styliste, faisant miroiter toutes les ressources d&rsquo;une langue riche et précise.</strong></p>



<p><strong>Une rencontre à ne pas manquer ! Inviter vos amis à venir partager cette expérience, ainsi que notre traditionnel verre de l&rsquo;amitié !</strong></p>



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		<title>Nouvelle saison</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/nouvelle-saison/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 04 Apr 2022 06:45:20 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[Notre saison s’achève comme elle a commencé : perturbée par la crise sanitaire, à laquelle est venue s’ajouter la plus grave crise politique en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Nos [&#8230;]]]></description>
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<p>Notre saison s’achève comme elle a commencé : perturbée par la crise sanitaire, à laquelle est venue s’ajouter la plus grave crise politique en Europe depuis la Seconde Guerre mondiale. Nos activités pèsent bien peu au regard des drames humains qui se jouent autour de nous. Mais plus que jamais, ce foyer de pensée libre qu’ont voulu créer il y a plus d’un siècle les fondateurs de la SEF est nécessaire. Au moment où la France préside l’Union européenne, une prise de conscience de l’importance de cette présidence, de ses enjeux, de ses possibilités, de ses limites, nous a paru s’imposer. C’est pourquoi nous avons demandé à S. E. Monsieur Frédéric Journès, ambassadeur de France en Suisse, de nous en parler. Sa conférence sera le point d’orgue et le terme de notre saison. </p>



<p>Le programme de la rentrée est dors et déjà en préparation. Nous espérons retrouver notre rythme habituel d’une conférence tous les quinze jours ou toutes les trois semaines à l’Université. Elles s’inscriront dans l’actualité intellectuelle et artistique françaises que représentent non seulement les centenaires de Molière et de Proust, mais aussi les soixante ans de l’indépendance de l’Algérie. Nous ferons également une place aux auteurs comme Pierre Assouline, Franz-Olivier Giesbert ou Metin Arditi, dont les livres nourrissent la discussion. Notre but n’est pas de coller à l’événement, mais de comprendre le monde en prenant la distance nécessaire à toute réflexion.</p>
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		<title>Commémorations 2022 : Molière</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/commemorations-2022-moliere/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 27 Dec 2021 17:09:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[La France est le pays des commémorations. Nulle part ailleurs, les manifestations consacrées aux grands écrivains, artistes, inventeurs ne sont plus nombreuses. Et comme la France reste à beaucoup d’égard [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>La France est le pays des commémorations. Nulle part ailleurs, les manifestations consacrées aux grands écrivains, artistes, inventeurs ne sont plus nombreuses. Et comme la France reste à beaucoup d’égard un pays jacobin, c’est-à-dire centralisé, elle dispose d’une instance nationale pour coordonner ces commémorations. Dans le temps, cette tâche incombait aux « Célébrations nationales », devenues après des polémiques entourant le nom de Céline étaient devenues les « Commémorations nationales », avant de disparaître, après de nouvelles polémiques autour de Maurras. Depuis janvier 2021, la mission de commémorer est assurée par l’Institut de France qui a crée le service « France Mémoire » placé sous l’autorité du Chancelier de l’Institut, Xavier Darcos, et dirigé par l’historien Yves Bruley, vice-président de l’Ecole Pratique des Hautes-Etudes. Vous trouverez sur son site quantité de renseignements intéressants qui vous inciterons à participer à l’un ou l’autre événement (<a rel="noreferrer noopener" aria-label="https://www.institutdefrance.fr/commemorations-nationales (s’ouvre dans un nouvel onglet)" href="https://www.institutdefrance.fr/commemorations-nationales" target="_blank">https://www.institutdefrance.fr/commemorations-nationales</a>). </p>



<p>Cette année 2022, on ne commémorera pas seulement, parmi bien d’autres, la naissance de Joachim du Bellay, d’Edmond de Goncourt et de Gérard Philipe, la mort de François de Sales, d’Ernest Lavisse et de Marcel Proust, mais aussi, dès le mois de janvier et tout au long de l’année, le 400<sup>e</sup> anniversaire de la naissance du plus emblématique de tous les auteurs français, Molière (<a href="https://moliere2022.org" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="https://moliere2022.org (s’ouvre dans un nouvel onglet)">https://moliere2022.org</a>). </p>



<p>En première ligne, la Comédie-Française, qu’on appelle aussi la «&nbsp;Maison de Molière&nbsp;», avec une vingtaine de manifestations présentées ici par son administrateur général, Eric Ruf&nbsp;:</p>



<figure class="wp-block-embed-youtube wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio"><div class="wp-block-embed__wrapper">
<iframe title="Molière 2022 à la Comédie-Française" width="500" height="281" src="https://www.youtube.com/embed/x506aV6IAts?feature=oembed" frameborder="0" allow="accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture" allowfullscreen></iframe>
</div></figure>



<p>A ces célébrations de Molière participent aussi les universités de Fribourg, Lausanne et Genève, qui, ont lancé un projet de recherche soutenu par le Fonds  national Suisse, « Rire avec Molière » (<a href="https://wp.unil.ch/moliere22" target="_blank" rel="noreferrer noopener" aria-label="https://wp.unil.ch/moliere22 (s’ouvre dans un nouvel onglet)">https://wp.unil.ch/moliere22</a>/). Un effort particulier sera fait en outre en direction du public scolaire. On ne peut que regretter que rien ne se fasse à Bâle, ni à l’université, ni au théâtre, ni dans les écoles. Nous essaierons de combler cette lacune en organisant, peut-être avec des partenaires, quelques manifestations autour du plus grand des hommes de théâtre français, auquel le magazine <em>Lire/Le Magazine littéraire</em> consacre un numéro spécial.</p>
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		<title>Inferno</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/inferno/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 26 Nov 2021 11:12:10 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[Dante est mort il y sept cents ans, mais il est plus vivant que jamais. Les rééditions de ses œuvres se multiplient, ainsi que les nouvelles traductions. Un peu partout [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dante est mort il y sept cents ans, mais il est plus vivant que jamais. Les rééditions de ses œuvres se multiplient, ainsi que les nouvelles traductions. Un peu partout dans le monde, des expositions et des colloques soulignent son actualité. Ainsi aux Scuderie del Quirinale, à Rome, où Jean Clair et Laura Bossi ont réunis plus de 230 œuvres de peinture, sculpture, dessins sur papier d’artistes tels que Fra Angelico, Bosch, Bruegel, ou encore Rodin, Gustave Doré, Giacomo Balla, Anselm Kiefer, tout en faisant quelques incursions dans le monde du cinéma et des arts populaires. Des trois <em>cantiche</em> de la <em>Divine Comédie</em>, l<em>’Enfer</em> est la partie qui a le plus inspiré les artistes et marqué le plus durablement la culture visuelle européenne, mais aussi parce qu’il est toujours d’une brulante actualité, dans un monde où la destruction de la nature, les vagues pandémiques, la crise sociale et culturelle nous forcent à réfléchir au destin de l’humanité et aux choses ultimes.</p>



<p>L’exposition <em>Inferno&nbsp;!</em> – que nous fera visiter Laura Bossi grâce à sa conférence –&nbsp;présente plus de 230 œuvres de peinture, sculpture, dessin sur papier d’artistes tels que Fra Angelico, Bosch, Bruegel, ou encore Rodin, Gustave Doré, Giacomo Balla, Anselm Kiefer, en faisant quelques incursions également dans le monde du cinéma et de l’art populaire. En suivant un parcours chrono-thématique guidé par le fil rouge de la vision de Dante, l’exposition retrace l’évolution au cours des siècles de la notion du Mal et des jugements de l’Au-delà : l’énigme de l’enfer comme royaume de Lucifer, le Jugement qui condamne les damnés à y entrer après la mort, l’imaginaire visuel pré-dantesque de l’Au-delà et de ses habitants, la topographie de l’abîme infernal, le voyage des pèlerins Dante et Virgile, et leurs rencontres avec certaines figures de pécheurs emblématiques, la nature multiforme du Diable et les tentations avec lesquelles il essaye de nous attirer à lui, et même la translittération sur terre de l’enfer à travers les désastres de la guerre, les profondeurs de la folie, les « cités dolentes » que sont la prison, les métropoles modernes déshumanisées, les camps d’extermination.</p>



<p>Quelle qu’en soit l’expression – les sombres avertissements de la souffrance éternelle dans les miniatures médiévales, la rencontre avec un univers satanique fait de tragédies terrestres dans l’art de la Renaissance et du Baroque, les tourments de l’âme représentés sur les toiles romantiques et symbolistes ou les interprétations modernes psychiatriques du mystère du Mal – la croyance en la possibilité d’un destin de damnation s’est révélée incroyablement persistante et a suscité tantôt la terreur, tantôt la pitié, la fascination morbide ou la curiosité « scientifique ».</p>



<p>Dans la dernière étape, l’exposition évoque l’idée de la rédemption que Dante résume dans le dernier vers « et nous sortîmes revoir les étoiles », qui contient le sens ultime de la grande fresque théologique et allégorique du poète.</p>



<p>Je suis sûr que la visite que nous proposera Laura Bossi vous donnera envie de vous précipiter à Rome&nbsp;! Tous les prétextes sont bons pour un petit séjour dans la ville éternelle, surtout en compagnie de Dante et de quelques-uns des innombrables artistes qu’il a inspirés.</p>
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		<title>lettres &#038; arts</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/lettres-arts/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 30 Sep 2021 13:21:28 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[Après une incursion passionnante et très suivie, en compagnie de Laure Chappuis, dans l’univers d’Ovide, ce sera au tour de Sylviane Dupuis de nous guider vers les Écritures et leur [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Après une incursion passionnante et très suivie, en compagnie de Laure Chappuis, dans l’univers d’Ovide, ce sera au tour de Sylviane Dupuis de nous guider vers les Écritures et leur récriture par les auteurs romans. Elle nous expliquera quelles sont les réflexions qui l’ont conduite vers son dernier livre, <em>Au commencement était le verbe, sur la littérature de Suisse francophone du</em> <em>XXe siècle</em> (Zoé, 2021). Voici ce qu’on y lit, p. 23 : « Ce qui s’est appelé la <em>translatio studii</em> – ce mouvement ininterrompu de « transfert » et de dialogue des héritages les plus contradictoires – a conduit, en Occident, des Grecs et des Latins, mais aussi de la Bible […] à la littérature vernaculaire du XIIe siècle, aux renaissances médiévales successives, puis à la Renaissance, à l’humanisme, et au développement de la culture. C’est en grande partie à ce double héritage, principalement gréco-latin et judéo-chrétien, que la littérature occidentale doit sa richesse […]. » C’est dire que le propos de Sylviane Dupuis s’inscrira parfaitement dans la suite de celui de Laure Chappuis. Au début de notre nouveau cycle, il importait de rappeler quelles étaient les principales sources de nos lettres et de nos arts.</p>
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		<item>
		<title>Début de notre nouvelle saison : 27 septembre 2021</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/pas-a-pas-la-culture-trepidante/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Mon, 13 Sep 2021 10:58:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p>Dans&nbsp;<em>L’Enfer</em>&nbsp;de Dante, Ovide était placé au même niveau qu’Homère, Horace, Lucain. Parfois il était même jugé supérieur à Virgile. C’est dire que sa place de premier poète latin n’est pas usurpée. Imité par ses contemporains, lu et relu par les poètes du Moyen Âge – qui parfois l’ont «&nbsp;moralisé&nbsp;» pour lui enlever son côté un peu leste -, il a servi de modèle et de source d’inspiration à l’Europe tout entière. Que serait la peinture sans les&nbsp;<em>Métamorphoses</em>, qui, en quinze chants et dix-huit mille vers raconte la naissance et les transformations qu’a subi le monde depuis sa création&nbsp;? C’est l’équivalent de la&nbsp;<em>Genèse</em>. Tout le personnel mythologique y défile, de Jupiter à Apollon, de Daphné à Mercure, de Vénus à Cupidon, de Narcisse à Orphée. Leurs histoires ont inspiré peintres et poètes, musiciens et plasticiens. Quant aux&nbsp;<em>Amours</em>&nbsp;et à&nbsp;<em>L’Art d’aimer</em>&nbsp;ils marquent le premier sommet de la poésie amoureuse en Occident. Chassé de Rome pour des raisons obscures, Ovide a chanté dans les&nbsp;<em>Tristes</em>&nbsp;et les&nbsp;<em>Pontiques&nbsp;</em>les douleurs de l’exil comme personne avant et après lui. Laure Chappuis nous fera partager sa passion pour ce «&nbsp;poète éternel&nbsp;».</p>



<p>Quinze jours plus tard, Sylviane Dupuis nous montrera à quel point les auteurs romands du XXe siècle s’inspirent, sans toujours se l’avouer à eux-mêmes, de la Bible. Un héritage essentiel, bien que parfois lourd à porter.</p>



<p>Nous commencerons ainsi notre saison par une retour aux sources mêmes de la civilisation européenne. Signalons aux amateurs qu’une toute nouvelle édition bilingue de la poésie latine vient de paraître il y a quelques semaines dans la «&nbsp;Bibliothèque de la Pléiade&nbsp;» et qu’une anthologie de poésie grecque et une autre de poésie latine sont également disponibles en «&nbsp;folio&nbsp;».&nbsp;</p>
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		<item>
		<title>À qui appartiennent les œuvres d’art ?</title>
		<link>https://www.sef-bale.ch/a-qui-appartiennent-les-oeuvres-dart/</link>
		
		<dc:creator><![CDATA[gantpambre]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 06 Nov 2020 20:58:06 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[L'édito]]></category>
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					<description><![CDATA[Le 4 novembre 2020, le Sénat français, suivant en cela le vote de l’Assemblée nationale, a approuvé à l’unanimité la restitution de vingt-sept objets au Sénégal et au Bénin. Il [&#8230;]]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<p>Le 4 novembre 2020, le Sénat français, suivant en cela le vote de l’Assemblée nationale, a approuvé à l’unanimité la restitution de vingt-sept objets au Sénégal et au Bénin. Il s’agit, dans le premier cas, du sabre, conservé au musée de l’Armée, d’El Hadj Oumar Tall, le fondateur de l’empire toucouleur (qui, à la fin du XVIIIe siècle avait prospéré surtout grâce à la traite), dans le second d’une série de statuettes conservées au musée du Quai-Branly Jacques Chirac, provenant des pillages auxquels s’étaient livrés les Français pendant la Seconde Guerre du Dahomey, en 1892, qui avait mis fin au royaume Fon de Benhanzin, incorporé à l’empire colonial.  Réparation tardive et amplement justifiée pour les uns, geste risquant d’ouvrir une boîte de Pandore, pour les autres, mettant dangereusement en cause la légitimité des collections des musées dans le monde entier. Quoi qu’il en soit, la décision s’inscrit dans un débat qui a commencé il y bien des années et qui concerne désormais tous les pays.</p>



<p>Qui ne se souvient des discussions récurrentes sur les butins de guerre russes ? Un des derniers épisodes tournait autour de la collection Baldin, du nom de cet officier russe qui avait emporté à la fin de la guerre 364 chefs-d’œuvre signés Durer, Rembrandt, Rubens, Manet, van Gogh, parmi d’autres, faisant partie des collections de la <em>Kunsthalle Bremen</em> et cachés dans un château de Brandebourg. Malgré les promesses faites dans les années 1990 par Boris Eltsine, cette collection restera au musée de l’Ermitage de Saint-Pétersbourg. Ce problème des butins de guerre a été étudié dès 1998 par une de mes anciennes élèves que les membres de la SEF connaissent bien, Francine-Dominique Liechtenhan, dans un livre qui fait autorité et vient de connaître une deuxième édition augmentée : <em>Le Grand Pillage, du butin des nazis aux trophées des Soviétiques</em> (Éditions Ouest-France, 2017). Quant à la question, <em>Faut-il</em> <em>rendre des œuvres d’art à l’Afrique ?</em>, elle a fait l’objet d’un livre d’Emmanuel Pierrat (Gallimard, 2019), que j’ai demandé à l’auteur de venir nous présenter dès que la situation sanitaire le permettra.</p>



<p>Ces indications rapides pour dire que le contexte dans lequel s’inscrit la problématique abordée par Pamella Guerdat est extrêmement vaste. Il ne s’agira pas de butin de guerre, ni de séquelles du colonialisme, mais de spoliation d’un marchand d’art juif, René Gimpel, décédé au camp de concentration de Neuengamme en 1945, et qui, à l’arrivée des Allemands à Paris, avait été obligé de brader sa collection pour financer le départ de sa famille pour Londres. Ignorant pendant des années l’injustice subie par René Gimpel, ce n’est qu’en 2011 que sa petite-fille commence à demander réparation et essaie, entre autres, de récupérer les quatre tableaux de Derain que possédait son grand-père. Si elle obtient gain de cause auprès de Sotheby’s pour une des toiles, elle est en revanche déboutée en août 2019 par le Tribunal correctionnel de Paris pour les trois autres toiles que détiennent les musées de Troyes et de Marseille, au motif que l’identification des œuvres n’est pas absolument certaine. La bataille juridique continuera donc.</p>



<p>C’est là un exemple parmi beaucoup d’autres, qui nous fait entrevoir la complexité de ces problèmes. Mis à part les aspects financiers, que nous disent ces procédures sur notre rapport à l’œuvre d’art, sur le statut de celle-ci dans notre société, sur la définition de la propriété, sur le rôle des collectionneurs, des marchands, des musées ? Qu’est-ce que le patrimoine ? À qui appartient-il en fin de compte ? Des questions qui vont au cœur de notre civilisation.</p>
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